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Cassandra, luisante d’un bonheur sucré, s’ébaudissait au bras de son aviateur de John tout en contemplant le gigantesque bouquet de roses que ce dernier lui avait amené :
– Oh John, comme vous êtes un homme merveilleux et incroyable, quelle délicatesse de votre part que ce présent qui n’est que douceur et élégance.
Le soleil commençait à descendre sur la mer, saluant l’amour de sa panoplie de couleurs chatoyantes et harmonieuses.
– Ce n’est rien Cassandra, rien qui ne soit trop beau pour votre regard, pour vos battements de cils qui ne sont que les reflets de votre grâce tout entière, comme un éloge au vol du papillon, un hymne à la beauté de vos yeux.
Cassandra était parcourue de légers frissons, elle tressaillait intérieurement à chaque syllabe qui s’échappait avec mélodie de la bouche de John.
– Oh John, comme vous êtes merveilleusement attentionné, comment traduire avec honnêteté tout ce que représente votre talent, votre beauté, votre intelligence?
John ne pouvait réprimer un certain sentiment de joie intense, un très léger creux se fit au coin de sa joue droite, apportant un brin de canaille à son sourire irréprochable :
– Je ne vous mérite pas, Cassandra, et pourtant votre infinie beauté me pousse à chaque instant de l’existence vers les reflets nacrés de votre visage, chaque moment de cette vie est une célébration à la gloire de notre amour immortel.
Cassandra se sentait défaillir de joie intense, son corps et son esprit se tenaient au plus près de John; il aurait pu lui demander la lune qu’elle n’aurait su comment la lui refuser. Leurs lèvres s’étaient approchées imperceptiblement.
– Oh John… gémissait encore Cassandra.
John prit soudainement son air important : il avait plissé ses paupières, ce qui soulignait encore un peu plus l’air d’aventurier de son regard des mers du sud. Il allait sans doute lui demander quelque chose d’important, de très important peut-être. Cassandra se sentait prête à recevoir sa requête, émue et emplie de désir :
– Pourtant, Milady, car tout bonheur connaît aussi son revers, je ne saurai trop vous recommander d’aller vous brosser les dents car vous empestez encore un peu ce vieux Brillat-Savarin à l’ail que vous avez oublié il y a un mois dans le frigo et dont vous raffolez pour votre petit-déjeuner.
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